jeudi 18 mars 2010

Les Régionales 2


Sur la route de la promenade de mon chien, il ne reste plus que quatre panneaux électoraux pour le deuxième tour… Tous les autres sont passés à la trappe… Sur ces quatre panneaux, il ne reste plus que ceux qui sont encore en lisse…

Dubitatif mon chien était… « Comment cela se faisse ! » semblait-il dire mon quatre pattes… La semaine dernière il y avait au moins dix panneaux et aujourd’hui il n’en reste plus que quatre...

Après être allé au début des panneaux, mon chien est revenu sur ses pas… et moi aussi car en ces instants c’est lui qui promène son maître… Il hésite, retourne, revient… tourne sur lui-même et s’arrête encore au même endroit que la semaine dernière !!!

Dépôt de bilan peut-être, il hésite, lève son museau pour voir s’il ne se trompe pas… dans sa démarche… Non, hésitation : rebelote… il retourne au point de départ… de nouveau le museau en l’air… Pourvu qu’il se presse car il ne reste que deux jours pour choisir son bulletin.

Je pensais quand même que c’était plus facile de choisir son candidat maintenant qu’ils n’étaient plus que trois !

… Que trois… mais alors, pourquoi y a-t-il quatre panneaux ??? Je me suis rapproché, ai regardé les trombines restantes et suis tombé sur le premier panneau !!! Un décret, des articles… sur du papier blanc… Mais alors, mon chien s’est trompé depuis presque quinze jours… Il a cru que c’était un candidat et que c’était pour lui qu’il voterait… ou voulait-il voter blanc ?

Pendant la lecture de cette feuille du Journal officiel, il s’est de nouveau laissé aller…

Je ne continuerai donc pas à ménager le suspens… Mon chien est vieux, ne voit plus clair, n’entend plus (heureusement, car depuis le premier tour, on en entend de toutes les couleurs ???)

Je vais ramasser « son vote » presque blanc, et rentrer à la maison, en pensant que tous ces beaux parleurs mettront en œuvre l’espoir que les votants (que l’on voudrait plus nombreux) attendent d’eux, que ceux qui seront élus fassent tout leur possible pour la région et non pas que pour leur seul parti !

Mon chien a voulu probablement me montrer qu’il ne fallait pas se tromper de panneau et que tous n’étaient pas blancs.

La région a besoin de votes, quels qu’ils soient ? Votons pour ne pas dire après : « Si j’y étais allé » mais je suis allé déposer mon bulletin car c’est un droit, même un devoir.

En 2012, peut-être mon chien aura rendu l’âme mais lui aura voté à sa façon, et je voterai… si cela m’est encore possible, pour ne rien regretter.

Vive la région Centre !

samedi 13 mars 2010

Les Régionales


Tous les soirs, je sors mon chien pour une petite promenade ! C’est dans ces moments que je me suis aperçu que les panneaux électoraux avaient fleuri… et avec cette promenade je ne peux faire autrement que de passer devant.

En regardant bien, nombreuses sont les « tronches » qui sont affichées dessus… et combien celles-ci, pour la plupart, sont complètement inconnues.

Tout en promenant mon chien, je me demandais : sont-ce toutes ces personnes qui sont ou seront habilitées à représenter la région (six départements, si je ne me trompe pas…) ?

Et je pensais, comment donner son vote à des personnes que l’on ne connaît pas… Est-ce pour un parti ou une personne nommée pour améliorer la région… Si c’est pour une personne que l’on ne "connaît" que va notre vote... c’est voter à l’aveugle… Si c’est pour un parti que l’on connaît bien et que l’on sait pertinemment qu’il ne pourra rien changer aux choses… Alors, pourquoi voter ?

De là m’est venue une idée… Il se trouve, qu’avant l’emplacement de ces panneaux, mon chien avait l’habitude de déposer « son bilan »… et selon l’emplacement où il ferait sa petite crotte, je regarderais qui serait le gagnant…

Au bout de trois soirs, bizarrement, son bilan est tombé devant le même panneau ! Incroyable !

Vous aimeriez que je vous dise lequel était l’heureux élu… Eh ! bien non… et je ne vous dirai pas si je voterai pour lui (ou elle) car un vote est important et ne se joue pas sur une crotte de chien !

J’ai donc enlevé les crottes pour ne pas être reconnu (comme je le fais toujours) et je me suis demandé parmi toutes ces trombines combien on en reverra après les élections… et tous leurs beaux discours…

Peut-être aux prochaines élections… reviendront-ils nous allécher avec leurs affirmations, leur air d’avoir raison, de posséder ce qui est nécessaire… et en plus ils nous offriront une boîte de… crottes… mais en chocolat comme toujours après chaque élection nous sommes chocolat !

Qu’importe… allons voter pour le meilleur… en évitant le pire !

Vive la région… le plus longtemps possible !

samedi 6 février 2010

LE PANTALON !

- Bonjour Madame Germaine !
- Ah ! ça suffit toi, tu sais bien que je n’aime pas que tu m’appelles Germaine !
- D’accord Madame... Germaine ! Mais tu m’as dit, hier, de repasser pour prendre le pantalon que tu devais repasser...
- Oui, oui...
- Alors, il est repassé ?
- Ben non, car j’ai pas réussi à attraper le fer.
- Tu n’as pas pu le faire ?
- Non. La dernière fois que j’ai repassé, j’ai mis le fer dans le placard du haut, mais ça il y a bien longtemps, et avec mon âge maintenant j’ai peur de monter sur une chaise.
- Bon je te l’attrape, mais je n’ai pas le temps d’attendre...
- Ça ne fait rien, si tu veux tu repasseras.
- Mais tu sais bien que je ne sais pas repasser !
- Mais oui, je vais le faire, mais avant tu me branches le fer car je ne vois plus très bien maintenant... et je ne suis plus bonne à faire grand chose.
- Oui, oui, je sais que tu as des problèmes de vue. Tu te souviens je blaguais l’autre jour en disant que vue ta vue on ne pourrait jamais te mettre en garde à vue!... Bon, Germaine, je te laisse faire, et repasserai plus tard... Peut-être auras-tu fini de repasser. Je ne vais quand même pas une affaire d’Etat pour un pantalon pas repassé...

C’est en rendant visite à Madame Germaine, dite «Mémaine», que ces petits jeux de mots me sont venus à l’esprit... Il y avait un pantalon sur la table à repasser. Il y est resté plusieurs jours. Elle attendait son aide ménagère.
Germaine vient d’avoir 86 ans. Je la taquine en lui disant, à chaque changement d’âge, qu’elle est maintenant dans sa «ième» année, par exemple elle vient d’avoir 86 ans et je lui dis qu’elle est dans sa 87ème année. Elle enrage. Pour l’occasion, j’ai failli lui acheter un fer à repasser... Mais le sien fera encore l’affaire.

En parlant de fer je ne peux m’empêcher de penser à Monsieur Bourvil avec le «fer a dissout», ou «le fer à dix sous», et son «eau ferrugineuse»... ainsi qu’à mon Maître Raymond Devos qui a toujours manié la langue française dans tous les bons sens du terme.

Et je pensais aussi à l’étranger voulant apprendre le français... Je crois que ce n’est pas gagné. Mais ça vaut le coup, notre langue est tellement belle.

Je terminerai par un adage que ma mère me répétait souvent quand je loupais quelque chose :

«Faire et défaire... c’est travailler...»
Ça se discute !

Au fait, j’ai eu mon pantalon repassé et ça n’a pas fait un pli !