jeudi 6 octobre 2011

De Gutenberg à Steve Jobs !


Mercredi 5 Octobre 2011




Un homme de génie est mort, suite à une longue maladie comme on dit, comme si cela changeait quelque chose au mot cancer…

STEVE JOBS !



Comme d’innombrables personnes, je suis triste, parce que mourir à 56 ans c’est beaucoup trop tôt, et parce qu’il avait à découvrir d’autres choses encore… Que cet homme meurt si tôt est insupportable…

Sur un commentaire sur Facebook, ce matin, je disais qu’il était notre Gutenberg moderne !Il est vrai que grâce à eux, j’ai pu pendant 44 années me servir de leur génie.

Gutenberg a inventé l’imprimerie… Grâce à lui, j’ai appris la typographie en 1957… Prendre lettre par lettre dans une casse, les mettre dans un composteur, vider celui-ci et mettre la composition dans une galée, puis après dans une forme sur le marbre et après l’impression des machines à imprimer…
Peu de temps après, j’ai appris la linotype, sorte de grosse machine mécanique qui sortait des lignes en plomb pour le petit caractère… Nous n’avions plus à composer à la main et c’était déjà une belle invention… La linotype, fut inventée par M. Mergenthaler, un Allemand naturalisé Américain… qui fut à l'époque de son invention une avancée considérable pour l’imprimerie.
Je suis resté sur la linotype jusqu’en 1985, jusqu’à ce l’informatique arrive là où je travaillais… C’était un matériel allemand qui avait été choisi, mais qui n’était pas compatible avec les autres outils de l’extérieur !

De ce fait sont arrivés les Macintosh… avec leurs logiciels de professionnels (Xpress, Photoshop… etc…) Et de 1989 à 2001… j’ai travaillé sur un Mac, grâce à M. Jobs… avec très souvent une amélioration du matériel… qui, à chaque fois, demandait à se recycler…

Quand je jette un regard sur la typographie du début, en passant par la linotype et pour en arriver à l’excellence des Mac… En peu de temps, quels progrès !
Je me souviens de la place énorme que prenaient les compositions en plomb que l’on gardait pour un nouveau tirage et qu’ensuite, avec l’informatique, tout ce que l’on pouvait emmagasiner sur le disque dur, les disquettes, les CD, et qui tenaient dans quelques petits casiers… Voilà des énormes révolutions dues à M. Jobs…

M. Gutenberg fut un génie à son époque… M. Jobs fut lui, aussi des années après, le meilleur car lui aussi aimait la bonne typographie… Il l’a fait pour les professionnels, mais aussi pour les particuliers qui se sont adaptés avec facilité au Mac !
Pendant 44 années je me suis servi du bonheur de ces deux êtres qui ont cherché à améliorer notre vie ! Il est vrai que ce ne fut pas facile car je n’avais pas le même pédalier ! Je ne saurais jamais les remercier, car j’ai vu les bienfaits de leurs découvertes…

Merci donc Monsieur Gutenberg, merci Monsieur Jobs… Reposez en paix tous les deux, vous l’avez amplement mérité… Nous ne pouvons pas vous oublier ! C’est tellement formidable ce que vous avez fait !
Vous aviez tellement de caractère(s)… qu’il soit en plomb… qu’il soit plus léger(s) ! Un kilo de plomb, ou un kilo de « Mac »… Pas de différence, car dans votre vie vous nous avez éblouis… et vous ne finirez jamais de nous éblouir !

Un ancien typographe, un ancien « Mac » !

PS – Bien sincères condoléances à toute la famille de Monsieur JOBS et bien sûr à la descendance de Monsieur Gutenberg !


mercredi 26 janvier 2011

Manier la langue française

Avec des extraits de sketches de Raymond DEVOS

« … Il y a quelques mois, souvenez-vous la situation pour n'être pas pire que celle d'aujourd'hui n'en n'était pas meilleure non plus ! Déjà nous allions vers la catastrophe nous le savions ... Nous en étions conscients! Car il ne faudrait pas croire que les responsables d'hier étaient plus ignorants de la situation que ne le sont ceux d'aujourd'hui !
Oui la catastrophe, nous le pensions, était pour demain! C'est-à-dire qu'en fait elle devait être pour aujourd'hui ! Si mes calculs sont justes ! Or, que voyons-nous aujourd'hui ? Qu'elle est toujours pour demain !
Alors je vous pose la question, mesdames et messieurs : Est-ce en remettant toujours au lendemain la catastrophe que nous pourrions faire le jour même que nous l'éviterons? D'ailleurs je vous signale entre parenthèses que si le gouvernement actuel n'est pas capable d'assurer la catastrophe, il est possible que l'opposition s'en empare! »

Raymond DEVOS


Il est vrai que je ne me lasse pas d’essayer de jouer avec les mots comme le grand Monsieur Devos… Je dis bien essayer, car je n’y arrive pas à la cheville… car mes chaussures sont basses. Quand je dis que je ne me lasse pas et que je n’y arrive pas à la cheville c’est tout à fait normal car mes chaussures n’ont pas de lacets… Si elles avaient des lacets je ne me lasserais pas de les lacer.

Mais avec des chaussures à lacets, cela vous tient mieux la cheville… et ce n’est pas facile d’y arriver… (Je vous le disais plus haut !) Mais ce n’est pas facile non plus de lacer ses chaussures sans s’énerver car parfois un lacet casse et ça finit par lasser… et vous vient un coup de sang et sans coup férir, vous enlevez le reste de lacet pour remettre le bout restant dans les premiers œillets…

Je ne veux pas m’envoyer de fleurs, mais les œillets parfois sont fanés et le lacet ne peut plus passer… Alors que faut-il faire ?

Une paire de chaussures sans lacets… On finit toujours par s’en lasser aussi… mais justement si elle n’a pas de lacets, comment voulez-vous vous en lasser ?

Bon j’arrête de vous lasser avec mes lacets et vais vous redonner un petit passage de Monsieur DEVOS qui, lui, ne lasse pas, ne nous lasse pas, mais peut-être laçait-il aussi ses chaussures avant de lire :

L'horoscope
Je ne sais pas si vous lisez l'horoscope...moi, je le consulte tous les matins. Il y a huit jours...je vois dans mon horoscope : "Discussion et brouille dans votre ménage."... Je vais voir ma femme. Je lui dis : "Qu'est-ce que je t'ai fait ?", "Rien !", "Alors...pourquoi discutes-tu ?" Depuis, on est brouillé !


Ce matin, je lis dans mon horoscope : "Risques d'accidents." Alors, toute la journée, au volant de ma voiture, j'étais comme ça...à surveiller à droite...à gauche...rien ! Rien !...Je me dis : "Je me suis peut-être trompé." Le temps de vérifier dans le journal qui était sur la banquette de ma voiture...Paf ! ...ça y était ! Le conducteur est descendu... Il m'a dit : "Vous auriez pu m'éviter !", "Pas du tout, c'était prévu !", "Comment ça ?", "L'accident est déjà dans le journal !", "Notre accident est déjà dans le journal ?", "Le vôtre, je ne sais pas ! Mais le mien y est !", "Le vôtre, c'est le mien !", "Oh !...Eh !...une seconde !...Vous êtes né sous quel signe, vous ?", "Balance !", "Balance ?" Je regarde Balance ! Je dis : "Ah ben non ! Vous n'avez pas d'accident !...Vous êtes dans votre tort mon vieux !"

Il y a un agent qui est arrivé...il m'a dit : "Vous n'avez pas vu mon signe ?", "Prenez le journal ! Regardez ! Je ne vais pas regarder le signe de tout le monde !"

Raymond DEVOS

dimanche 7 novembre 2010

Rétro

C'est une histoire rétro... cette fois-ci ce n'est pas une girafe qui se réfléchit dans le rétro mais une feuille prisonnière dans une toile d'araignée tissée depuis un moment sur mon rétroviseur...


Elle est restée prisonnière quelques minutes... et a rejoint ses nombreuses sœurs qui jonchent le sol...


vendredi 17 septembre 2010

OÙ va la France ?


Il y a peu, lors de la Coupe du monde foot, notre équipe a démontré tout ce qu’il fallait ne pas faire quand on a la responsabilité, je dis la responsabilité, de porter le maillot de l’équipe de France, de l’équipe de son pays. Ce qui ne peut être qu’une fierté si simple qu’on n'a même pas se poser la question en « cherchant midi à quatorze heures » et en se demandant, parce que l’on n’est pas d’accord, pour moult raisons, faire un éclat de style et casser tout ce qui pouvait donner quelques satisfactions à des gens qui espéraient beaucoup de l’équipe de France : les Français.

Ce ne fut donc pas le cas et tous ces « footballeurs », qui n’ont pensé qu’à panser leur incompétence et leur « sûr de tout savoir », pour dorer leur image de marque, et en sont revenus… le ballon entre les jambes ! et nous désabusés…
Toutes ces palabres et tergiversations n’ont réussi qu’à donner une sombre image de notre France… dans le monde, et pourtant ce n’était « que » du football !!!

Nous pensions que ce serait fini et que l’on repartirait d’un bon pied… car c’est obligatoire en football… de partir du bon pied !
Le premier match avec le nouvel entraîneur, Laurent Blanc, fut un couac mais, le temps de se retrouver, on ne peut que l’excuser…
Nous avons encore pensé que le monde rirait de nous, de nos joueurs, de l’entraîneur… Ce qui a probablement dû se passer…

Le deuxième match a remis les pendules à l’heure… 2-0 contre cette « petite » équipe de Biélorussie qui n’a d’ailleurs pas volé sa place… et qui leur a donné du fil à retordre !
Ouf ! Enfin, la France a retrouvé du baume au cœur ! et le monde n’aura plus trop les yeux rivés sur nous !

Patatras ! Le projet de loi sur la retraite est arrivé… Il devait être étudié, discuté à l’Assemblée Nationale, entre bons citoyens et en toute démocratie, une loi qui est indiscutable pour pouvoir justement garder, je dirais la joie de partir en retraite… Tout le monde est d’accord qu’il faille faire quelque chose pour la retraite maintenant car nos enfants et nos petits-enfants n’auront pas la même chance que nous de savourer le repos après des années de labeur… si rien n’est fait.
Ç’aurait pu se passer tout simplement, calmement, démocratiquement, en pensant à nos enfants et petits-enfants…


Mais, à la vue des images à la télévision, je me demandais quelle mouche les avait piqués… Avant le vote, pendant le vote et surtout après le vote, une bande d’excités, vociférant, bavant presque, s’en est prise au Président de l’Assemblée, M. Accoyer je crois… Et quand je les ai vus tous, aboyer après le Président de l’Assemblée, je n’en revenais pas et fus abasourdi de voir toutes ces personnes, qui ont été élues démocratiquement, se comporter pratiquement comme des sauvages…

Mais qu’est-ce que cela veut dire ? On se croyait sous la IVème République en entendant les uns et les autres se lançant des slogans nauséabonds… Comment est-ce possible qu’au XXIème siècle qu'on n’arrive pas à se parler s’en s’envoyer des invectives les plus monstrueuses ?

Mais, grand Dieu, ne sommes-nous pas sur le même bateau… « La France » ! Si chacun tire de son côté pour nourrir tel ou tel parti et qu’il oublie la France et les Français, tous les Français, à quoi servent tous ces partis qui soi-disant sont pour le bien-être de tous ?

Pourquoi ne pas se réunir pour la France… sans parti ni parti-pris ?
En attendant, toutes belles personnes ont encore donné, par leur comportement, une image désastreuse de la France !


Je suis peut-être utopiste, mais je veux y croire… Ce serait une des chances pour dire que la France n’a pas changé, qu’elle est toujours la France, qu’elle sera la France à jamais… Et je souhaite que le spectacle pas très réjouissant de notre équipe de France, et le spectacle ignoble de notre Assemblée Nationale redeviennent pour l’un le terrain de football où l’on y joue avec plaisir et sans arrière-pensée, et pour l’autre un hémicycle où l’on discute, où l’on étudie pour la France et ses Français, mais pas une foire d’empoigne qui ne peut qu’allumer d’autres brasiers qui ne demandent qu’à s’enflammer.

Je ne peux que dire, sans aucune espèce d’animosité, et surtout souhaiter, après ces « quelques » mots qui me tenaient à cœur :

MAIS QUE « VIVE LA FRANCE » !
EN TOUTE SÉRÉNITÉ

mardi 10 août 2010

Dieu = Madoff ??

Comment peut-on assurer que Dieu existe ?

Comment peut-on assurer que Dieu n’existe pas ?

Là est la question !!!

Sur FB des personnes étaient sûres que Dieu n’existait pas… Une autre comparait les catholiques à Madoff (à des escrocs) !

C’est un peu réduire comme une peau de chagrin 2000 ans de christianisme en comparant un salopard qui n’a voulu que penser à sa panse !

Mais là n’est pas le sujet. Pourquoi vouloir jeter l’anathème sur des personnes qui cherchent un réconfort dans la religion catholique entre autres lors de douleurs intenses (décès d’un être cher, d’un enfant…) ?

Quelle faute commettent-elles en croyant qu’il existe une autre vie après la mort, pourquoi vouloir casser un espoir qui peut apaiser - seulement apaiser - la douleur d’un être aimé décédé?

Pourquoi vouloir, je dirais faire mourir cet être aimé une autre fois en coupant les espoirs de ces humains dans la douleur… en leur disant que ce sont des rêveurs !

En ce qui me concerne, il y a des années que je me pose la question… Est-ce que Dieu existe ? Si Dieu existe, pourquoi laisse-t-il faire tous ces malheurs sur terre, pourquoi ne réagit-il pas d’un coup de baguette magique pour empêcher toutes ces guerres, toutes ces catastrophes, bien souvent dues à l’homme lui-même.

Alors, oui, je doute et n’ai pas la solution, mais je laisse les gens trouver l’apaisement dans leur croyance… quand celle-ci n’est pas imposée.

Il y a peu, encore sur internet, un bruit « courait » que l’Arabie Saoudite, tout au moins une « secte » de là bas, payait des jeunes filles 200 euros par mois pour porter la burqa en Europe… Même s’il reste à prouver qu’il en est ainsi, ça fait peur car elles se présentent comme de vraies fidèles et ne le font que par profit… Madoff oui de cette façon.

Croyance en Dieu ? Des millions de personnes y croient… D’autres millions n’y croient pas ! Mais ne disons pas que les uns ou les autres ont raison, mais ne forçons pas qui que ce soit par des façons de s’habiller, des signes ostentatoires, pour montrer la bonne religion à suivre…

Tout est dans soi, dans son cœur… Dieu sur terre est dans la personne âgée que l’on aide, dans le pauvre que l’on peut enrichir juste avec une présence, dans le voisin en lui disant bonjour, en respectant l’autre…

Mais encore une fois ceci n’est que mon point de vue… et à Dieu va !

lundi 26 avril 2010

Les burqas



Nos élus sont en train de plancher pour ou contre la burqa… Il y a du travail car, à première vue, on ne reconnaît personne… et tout le monde s’y perd dans cette mascarade.
Je me suis toujours amusé – et je m’amuse toujours – en me déguisant en toutes sortes de personnages, mais je me suis toujours arrangé que l’on finisse par me reconnaître…
Avec la burqa, ce n’est pas le cas ! Les personnes qui se cachent derrière ce voile opaque n’ont, a priori, pas l’intention qu’on les reconnaisse. Mais qu’ont-elles à cacher ? Pourquoi veulent-elles se faire remarquer en voulant… ne pas être reconnues ? Peut-être, derrière ces voiles, y a-t-il de très jolies femmes… Je comprendrais mieux ce déguisement si elles n’étaient pas d’une première beauté… Et encore...
Mais si elles ne veulent pas être vues, pourquoi ne restent-elles pas entre leurs quatre murs chez elles et ne laissent-elles pas leurs « maris » faire les courses… Eux sont bien visibles et on les reconnaît sans aucune difficulté…
Bon, mon petit coup de « mauvais » caractère ne s’arrête pas qu’à cette burqa féminine…
Il y a une autre burqa qui m’interpelle… La burqa automobile… Oui, plus on avance dans le temps plus on s’aperçoit que les voitures sont "voilées"…


Dans un temps pas très loin, il avait été question d’interdire – déjà – le pare-soleil sur la lunette arrière de la voiture car cela empêchait de voir les voitures qui précédaient cette voiture… car comme tout bon conducteur digne de ce nom, ce n’est pas seulement la voiture qui nous précède qu’il faut surveiller, mais aussi les précédentes…
De nos jours certaines voitures ont encore un voile léger… et l’on peut voir au travers, avec quand même une certaine difficulté…

Mais que dire pour toutes ces voitures qui sont maintenant complètement « burqanée », ces voitures qui ressemblent plus à des corbillards, avec des occupants que l’on ne peut absolument pas distinguer – probablement ce qu’ils recherchent – mais que l’on se demande si le conducteur, à une intersection, nous a vus, nous voit… Car ce qui est vraiment essentiel, à un céder le passage, à un stop, à une priorité à droite ou à gauche, c’est de voir si l’on nous voit, mais comment voir dans des vitres fumées… ?
Mais je me demande pourquoi ces occupants se cachent derrière ces vitres ? Qu’ont-ils à cacher ? Veulent-ils ne pas être reconnus, ne pas montrer ce qu'ils transportent...
Il est certain que ça les regarde, mais, pour ma part, j’aimerais voir au-delà de leur voiture, et ce qu’il peut y avoir à l’intérieur de leur automobile ne m’importe peu…
Il n’empêche que le parallèle avec la burqa humaine et la burqa automobile finit par se rejoindre… : Je me cache derrière un voile, de plus en plus opaque, car je ne veux pas être reconnue, je veux vivre sans être vue…
Pour terminer, et ceci est vraiment ce que je ressens quand je vois une femme en burqa et une voiture en corbillard… : C’est bien dommage pour la première d’être jeune et être obligée de se cacher derrière un voile pour je ne sais quelle raison et de ne voir de sa part aucun sourire si tant elle en a envie, et pour la seconde, la voiture, ce qui est quand même moins grave… baissez les vitres, laissez-vous admirer par les autres… si vous n’avez rien à cacher, et ça nous aidera à voir si vous nous avez vus.
Ce petit mot est vraiment ce que je pense, mais il ne veut pas dire que j’ai raison sur tout. Mais que ça fait du bien de pouvoir dire ce que l’on pense dans notre République… qui je suis sûr, du moins j’espère de tout cœur, ne mettra jamais le voile pour être toujours bien vue et reconnue.

jeudi 8 avril 2010

"ENVIRONNEMENT...SALE"

Et voilà un beau petit coin entre Dreux et Vernouillet… Un « affluent » de la Blaise coule tranquillement tout autour de jardins ouvriers… Cet affluent passe sous la ligne Paris-Granville… Dommage que ce train ne puisse s’attarder pour contempler ce petit coin… Il est vrai que la mer appelle tous ces voyageurs qui ne demandent qu’à respirer…

A première vue, ce coin de verdure, vu de face, invite à s’arrêter pour regarder les vaches dans le pré, écouter les oiseaux gazouiller…

Mais après avoir apprécié cette vue tranquille, l’horreur nous frappe de plein fouet, après avoir tourné la tête.Ce petit coin tout tranquille sert aussi, entre autres, à certains, pour venir manger des repas que les clients sont allés acheter dans des « restaurants » que l’on appelle rapides, des plats à emporter dans des sacs en papier avec des contenus en plastique… Jusque-là rien d’anormal … Si ces clients apprécient cette « nourriture »… Ok ! ou Yes ! Ce n’est que leur goût et leur droit…

Mais après s’être « restaurés », tous ces clients de McDo (pour ne pas le nommer) et autres maisons qui servent des plats à emporter eh bien ! laissent sur place les emballages, les virent dans ce petit ruisseau, les mettent en plein milieu du lieu si charmant…


Non seulement ils laissent tous les emballages de leur repas, mais après s’être bien restaurés, laissent aussi leurs besoins nécessités après ce repas « solide » et pendant qu’on y est, la cerise sur le gâteau, l’enveloppe du préservatif, ce qui n’est pas encore trop grave (car cette enveloppe est beaucoup plus discrète que les sacs de McDo), mais en plus le (ou les) préservatif ayant servi traîne parmi tous ces déchets…

Je me demandais ce qu’il fallait faire pour endiguer cette profusion de déchets et ces sacs de McDo qui arrivent en tête de toutes les enveloppes de repas à emporter qui jonchent le sol de notre commune ?

Peut-être :

1) Ramasser ces sacs et le reste de leur continu et allez les retourner à l’envoyeur… sur le parking du MacDo ?

2) Demander à McDo d’embaucher des chômeurs pour ramasser tous les détritus que ses clients dispersent dans tous les coins les plus retranchés et même en ville ?

3) Que McDo ne cesse de rappeler et encore rappeler de ne pas laisser les enveloppes de la « nourriture » dans la nature ?

4) Ou alors, mettre une amende, pour chaque sac retrouvé sur la place publique, à ce McDo qui pollue (2 euros par sac le ferait réfléchir vue la quantité qui est laissée dans tous les endroits… de la ville et des villes environnantes…)

Je ne sais pas quelle solution choisir…

Toutefois, j’en ai quand même une… : que ces utilisateurs fassent montre de civisme… et repartent avec leurs ordures, mais je crois que c’est croire au Père Noël…

Donc, la solution, c’est d’aller voir McDo en lui disant : Ok ! pour les repas à emporter, mais pour tous sacs jetés sur la voie publique cela vous coûtera tant… Peut-être que ça marcherait…

En tous cas, il faut faire quelque chose ! s'il en est encore temps !

jeudi 18 mars 2010

Les Régionales 2


Sur la route de la promenade de mon chien, il ne reste plus que quatre panneaux électoraux pour le deuxième tour… Tous les autres sont passés à la trappe… Sur ces quatre panneaux, il ne reste plus que ceux qui sont encore en lisse…

Dubitatif mon chien était… « Comment cela se faisse ! » semblait-il dire mon quatre pattes… La semaine dernière il y avait au moins dix panneaux et aujourd’hui il n’en reste plus que quatre...

Après être allé au début des panneaux, mon chien est revenu sur ses pas… et moi aussi car en ces instants c’est lui qui promène son maître… Il hésite, retourne, revient… tourne sur lui-même et s’arrête encore au même endroit que la semaine dernière !!!

Dépôt de bilan peut-être, il hésite, lève son museau pour voir s’il ne se trompe pas… dans sa démarche… Non, hésitation : rebelote… il retourne au point de départ… de nouveau le museau en l’air… Pourvu qu’il se presse car il ne reste que deux jours pour choisir son bulletin.

Je pensais quand même que c’était plus facile de choisir son candidat maintenant qu’ils n’étaient plus que trois !

… Que trois… mais alors, pourquoi y a-t-il quatre panneaux ??? Je me suis rapproché, ai regardé les trombines restantes et suis tombé sur le premier panneau !!! Un décret, des articles… sur du papier blanc… Mais alors, mon chien s’est trompé depuis presque quinze jours… Il a cru que c’était un candidat et que c’était pour lui qu’il voterait… ou voulait-il voter blanc ?

Pendant la lecture de cette feuille du Journal officiel, il s’est de nouveau laissé aller…

Je ne continuerai donc pas à ménager le suspens… Mon chien est vieux, ne voit plus clair, n’entend plus (heureusement, car depuis le premier tour, on en entend de toutes les couleurs ???)

Je vais ramasser « son vote » presque blanc, et rentrer à la maison, en pensant que tous ces beaux parleurs mettront en œuvre l’espoir que les votants (que l’on voudrait plus nombreux) attendent d’eux, que ceux qui seront élus fassent tout leur possible pour la région et non pas que pour leur seul parti !

Mon chien a voulu probablement me montrer qu’il ne fallait pas se tromper de panneau et que tous n’étaient pas blancs.

La région a besoin de votes, quels qu’ils soient ? Votons pour ne pas dire après : « Si j’y étais allé » mais je suis allé déposer mon bulletin car c’est un droit, même un devoir.

En 2012, peut-être mon chien aura rendu l’âme mais lui aura voté à sa façon, et je voterai… si cela m’est encore possible, pour ne rien regretter.

Vive la région Centre !

samedi 13 mars 2010

Les Régionales


Tous les soirs, je sors mon chien pour une petite promenade ! C’est dans ces moments que je me suis aperçu que les panneaux électoraux avaient fleuri… et avec cette promenade je ne peux faire autrement que de passer devant.

En regardant bien, nombreuses sont les « tronches » qui sont affichées dessus… et combien celles-ci, pour la plupart, sont complètement inconnues.

Tout en promenant mon chien, je me demandais : sont-ce toutes ces personnes qui sont ou seront habilitées à représenter la région (six départements, si je ne me trompe pas…) ?

Et je pensais, comment donner son vote à des personnes que l’on ne connaît pas… Est-ce pour un parti ou une personne nommée pour améliorer la région… Si c’est pour une personne que l’on ne "connaît" que va notre vote... c’est voter à l’aveugle… Si c’est pour un parti que l’on connaît bien et que l’on sait pertinemment qu’il ne pourra rien changer aux choses… Alors, pourquoi voter ?

De là m’est venue une idée… Il se trouve, qu’avant l’emplacement de ces panneaux, mon chien avait l’habitude de déposer « son bilan »… et selon l’emplacement où il ferait sa petite crotte, je regarderais qui serait le gagnant…

Au bout de trois soirs, bizarrement, son bilan est tombé devant le même panneau ! Incroyable !

Vous aimeriez que je vous dise lequel était l’heureux élu… Eh ! bien non… et je ne vous dirai pas si je voterai pour lui (ou elle) car un vote est important et ne se joue pas sur une crotte de chien !

J’ai donc enlevé les crottes pour ne pas être reconnu (comme je le fais toujours) et je me suis demandé parmi toutes ces trombines combien on en reverra après les élections… et tous leurs beaux discours…

Peut-être aux prochaines élections… reviendront-ils nous allécher avec leurs affirmations, leur air d’avoir raison, de posséder ce qui est nécessaire… et en plus ils nous offriront une boîte de… crottes… mais en chocolat comme toujours après chaque élection nous sommes chocolat !

Qu’importe… allons voter pour le meilleur… en évitant le pire !

Vive la région… le plus longtemps possible !

samedi 6 février 2010

LE PANTALON !

- Bonjour Madame Germaine !
- Ah ! ça suffit toi, tu sais bien que je n’aime pas que tu m’appelles Germaine !
- D’accord Madame... Germaine ! Mais tu m’as dit, hier, de repasser pour prendre le pantalon que tu devais repasser...
- Oui, oui...
- Alors, il est repassé ?
- Ben non, car j’ai pas réussi à attraper le fer.
- Tu n’as pas pu le faire ?
- Non. La dernière fois que j’ai repassé, j’ai mis le fer dans le placard du haut, mais ça il y a bien longtemps, et avec mon âge maintenant j’ai peur de monter sur une chaise.
- Bon je te l’attrape, mais je n’ai pas le temps d’attendre...
- Ça ne fait rien, si tu veux tu repasseras.
- Mais tu sais bien que je ne sais pas repasser !
- Mais oui, je vais le faire, mais avant tu me branches le fer car je ne vois plus très bien maintenant... et je ne suis plus bonne à faire grand chose.
- Oui, oui, je sais que tu as des problèmes de vue. Tu te souviens je blaguais l’autre jour en disant que vue ta vue on ne pourrait jamais te mettre en garde à vue!... Bon, Germaine, je te laisse faire, et repasserai plus tard... Peut-être auras-tu fini de repasser. Je ne vais quand même pas une affaire d’Etat pour un pantalon pas repassé...

C’est en rendant visite à Madame Germaine, dite «Mémaine», que ces petits jeux de mots me sont venus à l’esprit... Il y avait un pantalon sur la table à repasser. Il y est resté plusieurs jours. Elle attendait son aide ménagère.
Germaine vient d’avoir 86 ans. Je la taquine en lui disant, à chaque changement d’âge, qu’elle est maintenant dans sa «ième» année, par exemple elle vient d’avoir 86 ans et je lui dis qu’elle est dans sa 87ème année. Elle enrage. Pour l’occasion, j’ai failli lui acheter un fer à repasser... Mais le sien fera encore l’affaire.

En parlant de fer je ne peux m’empêcher de penser à Monsieur Bourvil avec le «fer a dissout», ou «le fer à dix sous», et son «eau ferrugineuse»... ainsi qu’à mon Maître Raymond Devos qui a toujours manié la langue française dans tous les bons sens du terme.

Et je pensais aussi à l’étranger voulant apprendre le français... Je crois que ce n’est pas gagné. Mais ça vaut le coup, notre langue est tellement belle.

Je terminerai par un adage que ma mère me répétait souvent quand je loupais quelque chose :

«Faire et défaire... c’est travailler...»
Ça se discute !

Au fait, j’ai eu mon pantalon repassé et ça n’a pas fait un pli !

mercredi 20 janvier 2010

Pourquoi ?


Il paraît que je suis obnubilé par l’état de la chaussée de Dreux, de ses nids de grosses poules, de son tout-à-l’égout inexistant pour beaucoup de Drouais… Il est vrai, mais je le suis parce que pratiquement rien ne bouge vraiment… Oui bien sûr, du revêtement a été fait… pour masquer un peu la pauvreté de la rue, mais quand on constate l’état des rues (comme la rue de Rieuville entre autres) après un hiver un peu rude, je me dis que tant d’argent dépensé pour revenir au point de départ trois ou quatre mois après, ça me paraît aberrant… J’ai comme une impression que c’était un enrobé de pacotille… pour cacher la misère !

Bon, ceci étant dit, ce n’était pas pour cette raison que je voulais vous entretenir…

Il m’arrive souvent de penser… eh oui ! et surtout de me poser des questions… peut-être idiotes mais qui m’interpellent !

Pendant cette dernière neige, nous avons donné quelques minuscules graines aux oiseaux dans une petite soucoupe… Je me suis souvent demandé comment ces petits oiseaux arrivent à voir quelques minuscules graines de très loin et que nous humains, nous n’arrivons pas ou plus à distinguer une personne, même dans un couloir… à trois mètres…

Le matin, le chat de la maison, vers 6 h. 30, vient miauler près de moi pour aller dehors. Sympathique le minou… En descendant l’escalier, une chose m’étonne toujours… A peine levé, lui, quatre à quatre, dans le noir, est déjà arrivé à la porte d’entrée… tandis que moi, le temps d’allumer afin d’éviter de me ramasser, il est déjà remonté en voulant dire : « Alors, qu’est-ce que tu fais ? ».

Eh bien, là aussi, je me dis : pourquoi ne pouvons-nous pas greffer des yeux de chat sur un être humain ? Il est sûr que si cela était possible, là encore les lunettes ne serviraient que pour le soleil ou les soudeurs…

Il est vrai que ces oiseaux, ces chats, et autres, n’ont pas "d’intelligence" et c’est peut-être pour cette raison qu’ils ont ça en plus…

Mais à bien regarder, (c’est le cas de le dire) beaucoup d’êtres croient voir malgré tout très loin, même la nuit, mais ne voient pas la personne âgée juste à côté ou une voisine qui a des difficultés à se déplacer et qui n’attend qu’une visite et un sourire.

Alors, je voudrais avoir les yeux du petit oiseau pour pouvoir voir la graine de la vieillesse de la personne âgée ou les yeux du chat descendant l’escalier la nuit pour aider une personne qui en a besoin.

Tout compte fait, pas besoin de trop d’intelligence, ni d’yeux d’oiseaux ni de chats, il suffit de regarder… comme on regarde l’oiseau sur la branche qui chante : « Tu vois… je ne t’oublie pas… je te vois, je t’aime, et ne me demande pas… Pourquoi ? »

dimanche 10 janvier 2010

Faire le trottoir !!...


Eh oui, en principe, nous sommes dans l'obligation, après une chute de neige, de dégager le trottoir qui se trouve devant chez soi.

Le matin, en bon citoyen, j’ai pris balai et pelle pour faire le passage pour les piétons qui malgré tout s’aventureraient sur ce trottoir encore glissant mais praticable, surtout avec des chaussures pas très adéquates pour la neige…

Après une bonne heure sur le trottoir, celui-ci avait bonne allure à côté de la rue qui, elle, est restée pendant deux jours bien enneigée…

Le troisième jour de neige, un chasse-neige est enfin passé pour dégager la chaussée… J’étais heureux pour les automobilistes qui pouvaient rouler sans crainte… Une fois passé le chasse-neige, et bien je me suis aperçu que je n’avais plus qu’à recommencer de déneiger le trottoir car après son passage, le chasse-neige avait rejeté la neige juste sur l’endroit que j’avais dégagé…

Je vous avouerai, que très en colère, j’ai remis sur la rue la neige que le chasse-neige avait envoyé sur le trottoir en me jurant, qu’à la prochaine grosse chute de neige, j’attendrai avant de prendre la pelle et le balai, que ceux qui ont été élus pour notre bien, soi-disant, se remuent un peu le « popotin » et n’attendent pas trois jours pour envoyer les engins plus rapidement.

Aujourd’hui, samedi 9, Eurovia passait avec un gros chasse-neige suivi par une saleuse…

Une chose très « drôle », toutes les rues du côté de la place de Verdun étaient encore enneigées et glissantes, tandis que ladite place elle-même avait été dégagée de toute neige… Le marché du dimanche oblige… Mais pourquoi les camelots du marché ne se posent-ils pas dans les rues, au moins la neige serait dégagée… pour le bonheur des riverains.

C’est vrai que plus ça va plus on marche sur la tête…

Je me demande toujours comment font les pays ou régions qui ont six mois de neige par an et pourtant les trottoirs et routes sont praticables en peu de temps?

Bon, c’est vrai que le paysage était beau avec cette neige… Mais il l’est beaucoup moins maintenant car les éboueurs n’ont pu sortir, et maintenant les trottoirs sont recouverts non seulement de neige rejetée par chasse-neige et autres engins, mais ils sont fleuris maintenant de poubelles de toutes les couleurs… C’est vraiment la galère pour nos piétons…

S’il n’y a pas de radoucissement, nous n’avons pas fini de penser que nous vivons quelques années en arrière… Nous sommes quand même en 2010...

Chasse-neige d'antan

Quoi qu’il en soit, je ferai quand même le trottoir… après le chasse-neige dorénavant ! en espérant que celui-ci sera envoyé le plus rapidement possible.

On croise les doigts !



dimanche 15 novembre 2009

Deux poids... Deux mesures...

Vendredi 13, jour de chance ?! Pas pour tout le monde hélas !

« Mon » cher facteur a déposé dans la « boîte » une lettre avec un logo : « Liberté, Égalité, Fraternité - République Française » … Tout un programme !
Après l’avoir ouverte et en lisant le contenu, je m’aperçois que c’est… une contravention !!!

Vendredi 13, jour de chance, tu parles !!!

Le délit de délinquant de la route qui m’est attribué :
Vous avez dépassé la vitesse autorisée qui est de 50 km /heure et vous avez été pris à 58 km / heure !!! Sanction : 90 euros avec un point en moins si vous payez avant 15 jours, sinon la sanction passera à 135 euros !!!

Ça fait quand même cher pour huit petits kilomètres de plus !...

Et en voyant ça, je me disais qu’il y a quand même deux poids et deux mesures dans les sanctions…

·      Quand on voit quotidiennement de « jeunes Drouais » roulant à des vitesses dépassant bien largement les 58 km /heure avec leurs 205 ou 106 dans la ville, faisant des dérapages dangereux,  et doublant tout ce qui les précède, avec des sourires vous disant « je vous emm… » Là, personne n’est là pour les sanctionner… Il est vrai qu’ils faut bien qu’ils s’occupent ces petits jeunes, soyons tolérants !

·      Quand on voit d’autres jeunes (ou les mêmes) qui passent les après-midi du dimanche sur deux roues avec un quad et sur une roue avec une moto, faisant pétarader leurs machines dans un bruit infernal… Eh bien là encore, la police n’intervient que très très rarement, car si elle intervenait plus souvent en essayant de les rattraper, ces « petits bambins » risqueraient de se faire des petits bobos et ça retomberait sur ceux qui auraient voulu les sanctionner… Soyons tolérants et laissons-les faire !

·      Quand on voit, comme je l’ai écrit dans un billet précédent, une voiture qui vous double à 120 km/heure, sur une route limitée à 90, en dépassant sur une ligne blanche continue et tout ceci avec un brouillard épais qui ne permettait pas de voir à 30 mètres… Là aussi on sera tolérant car à 9 heures du matin, un dimanche, beaucoup de gens dorment… Soyons tolérants car cet automobiliste savait que la police, à cette heure, ne serait pas sur place… Mais l’infraction de 8 km/heure en plus de la vitesse autorisée et ces exemples ci-dessus rencontrés m’amènent à dire : Il y a vraiment deux poids et deux mesures.

Il est vrai qu’il est plus facile de se planquer derrière les arbres en faisant "joujou" avec des jumelles ou avec une voiture banalisée, et en verbalisant en aveugle ! Mais de cette façon, pas de tolérance !!!
Quand je pense que ces jumelles et cette voiture banalisée sont payées grâce à l’argent du contribuable! Comme dit l’expression connue : « C’est vraiment donner le bâton pour se faire battre !»

Il serait bien que parfois on tienne compte du logo de l’enveloppe de mon PV : « Liberté » (à peine), «Égalité » (c’est là que le bas blesse), « Fraternité » (parfois je n’en ai plus envie).

Ce billet d’humeur (et même de mauvaise humeur)  est la façon que j’ai choisie pour exprimer mon amertume… J’ai préféré ce moyen à celui de caillasser les voitures de polices qui essaient de maintenir l’ordre tout en sachant que ceux qui seront pris recommenceront.

Pour ma part, j’ai payé l’amende, tout en pensant que ce PV représente un caddie d’une semaine… Il faut que je fasse attention, car si ça continue je finirai par manger des cailloux !
Enfin, je suis, malgré tout, tolérant, et je ne jetterai pas mes cailloux que je n’aurai pas mangés sur la police, car peut-être deviendra-t-elle elle aussi tolérante !!!! ???

C’est bientôt Noël… il est bon, parfois, de croire encore au Père Noël !!! même à 67 ans !



mercredi 21 octobre 2009

Les inconscients !

Dimanche 18 Octobre 2009, je suis allé soigner les animaux de mon frère qui s’est absenté pour le week-end. Il habite dans un petit bled entre Dreux et Brezolles.
En partant de Dreux vers 9 heures, le brouillard recouvre la cité ; il est très épais...Pour preuve, en arrivant à trente mètres de chez lui, je ne voyais pas sa maison !
Après en avoir fait le tour, je commence à soigner chiens et poules quand tout à coup des “pan, pan, pan” sortent du brouillard, non loin de la maison !... Celle-ci est entourée de champs agricoles, et à cette époque la chasse est permise...

Pas de problème donc, sauf que, le brouillard étant là, ne voyant pas une maison à trente mètres, je me demande comment ces chasseurs pouvaient voir le gibier, comment étaient-ils sûrs qu’aucune personne ne se trouvait derrière le gibier sur lequel ils tiraient ? Peut-être que le gibier était-il muni de feux anti-brouillard ou que ces chasseurs avaient des fusils avec lunette infra-rouge ?

Il y a peu de temps, j’ai lu sur le journal qu’un grand-père avait tué accidentellement son petit-fils qui était allé voir dans un buisson où se trouvait le lapin que son grand-père venait de tirer. Le lapin lui est reparti et le grand-père a de nouveau tiré mais son petit-fils était sur la trajectoire... Pourtant, cette fois-ci, il n’y avait pas de brouillard !.
Alors, chasser en ne voyant pas à trente mètres, ces gens sont vraiment des inconcients, et dans des cas semblables, je me demande toujours jusqu’où peut aller la bêtise humaine... D’ailleurs à ce niveau ce n’est plus de l’inconscience, c’est tout simplement de la démence et il y a encore des fous qu’il faudrait enfermer dans un asile !

Pour éviter les plombs qui pouvaient m’atteindre, je décide de prendre le chemin du retour ! A peu près au milieu de celui-ci, le brouillard est toujours aussi dense, et je m’aperçois que je roule quand même à 90 km/heure... Je me dis que j’exagère aussi car je sais qu’en temps de brouillard, il faut baisser sa vitesse... Ce que je commence à faire. Je roule à ce moment à 85 km/heure quand tout à coup, une grosse cylindrée me double... Cette voiture devait rouler au moins à 120 km/heure... et le brouillard très épais l’a sans doute empêchée de voir qu’en me doublant elle avait franchi une ligne blanche continue ! Trois secondes après s’être rabattue une voiture nous croisait !!! Parfois la vie tient à peu de choses !
Il n’empêche que des énergumènes comme ça peuvent tuer en pensant gagner trois minutes... Et là encore, le mot inconscience est encore beaucoup trop faible... Je dis simplement que des gens de cette espèce ne sont que des assassins potentiels !

Je repensais à ces deux “faits d’hiver” à l’église Saint-Pierre, le dimanche après-midi, et je me disais qu’heureusement j’avais été épargné, car sinon... j’aurais manqué, entre autres, ce très bon concert donné par la fanfare des Lyres... !!!

Soyons prudents en pensant aux autres, soit en chassant, soit en roulant, et surtout en évitant les excès.

Alain NIALA





lundi 27 juillet 2009

Pour juste un sourire


Ce dimanche 26 juillet 2009, après une journée bien ensoleillée, vers 21 h 30 je me retrouve avec un café bienvenu sur la table de jardin...

Les tourterelles ne sont pas encore couchées car les “hou hou hou - houhou” résonnent encore...
Les martinets eux aussi voltigent avec des “cris” stridents... Pourtant les enfants sont couchés et les martinets ne sont pas nécessaires !

Le noisetier se penche sur le soleil couchant pour mieux faire valoir ses couleurs pourpres...
Les derniers oiseaux piaillent afin de trouver une place à travers les noisettes pour dormir...
Il n’y a pas une brin de vent, tout est calme...
Ah ! si, Gysmo, le chat, est venu m’accompagner pour écouter tous ces bruits d’oiseaux ! Ses oreilles tournent, se retournent en direction des “oisillards” qui n’en finissent pas de trouver une place pour dormir.

Mais, ça y est, le hurlement des voitures de pompiers vient rompre le silence... Entre nous, heureusement que ces courageux sont là pour éteindre des incendies pas souvent involontaires, et sauver des vies... Oh oui, merci à tous nos pompiers !

Les voitures de nouveau vrombissent, les chiens aboient, un cri d’une maman qui essaie de coucher ses “lardons” se fait entendre... Dommage ! les martinets sont couchés !
Qu’importe, le temps très court où j’ai goûté ce calme m’a apporté un bien-être qui vaut tous les médicaments du monde !
Effectivement, la nuit m’angoisse... Quand je me couche... très tard, je n’ai qu’une envie c’est de revivre debout pour goûter à la vie, sentir les fleurs, cultiver mon potager, pédaler dans la campagne à bicyclette avec, en ce moment, l’odeur du blé fraîchement coupé... qui me rappelle quand, gamins, nous allions glaner après le passage des moissonneuses.. Il est vrai qu’il y avait de quoi glaner, mais il faut dire que nous revenions avec les chevilles “en sang”... sans trop nous plaindre ! Qu’importe, nous pouvions après battre le fléau pour récupérer un peu de blé pour les poules... et manger des œufs frais !

Au retour de cette balade, pour revenir sur terre, je suis allé à l'hôpital voir mon frère aîné... qui se bat contre une sale maladie... C’est un dur contraste avec le soleil de cet après-midi et cette chambre où “résident” la maladie et la souffrance ! Ça donne à réfléchir quand on ressort de cet endroit où le soleil et l’odeur de blé ne passent pas la porte !
Quand j’ai passé le portillon, j’avais l’impression de ne plus avoir mal nulle part... sauf à mon cœur car mon frère souffre ! Et je me suis dit que je cesserai de me morfondre pour un petit bobo, de me dire que rien ne va, qu’il y a toujours quelque chose qui cloche...
Quand on peut se déplacer, goûter à la joie de voir la vie dans toute sa splendeur sans difficulté, respirer l’air des champs, du jardin, tout ça ne se trouve jamais dans un service de santé, malgré tous les soins du personnel hospitalier !
Essayons de profiter de l’instant présent, de la fleur qui nous éblouit par toute sa splendeur, de regarder un enfant qui vous sourit, de regarder l’eau s’écouler dans la rivière en se demandant où elle va s’arrêter, de regarder tout ce qui est beau, ce cygne majestueux, ce canard toujours gai, ce cheval fier de vivre, surtout ce vieil homme, cette vieille personne qui attendent un petit geste, un grand sourire, peut-être une aide... Le sourire d'une personne âgée à qui l'on a rendu service vaut tout l'or du monde !

Tout ceci est mon intime conviction et j’ai voulu la partager avec vous. J’espère que ces quelques lignes aideront les indécis car beaucoup de personnes attendent une aide, un sourire, dans ce monde un peu sens dessus dessous.

Tiens, Gysmo, le chat, est toujours sur la table et est endormi... Je crois qu’il va dans mon sens... car sinon il aurait miaulé ! Donc déjà un adepte !... C’est pour rire, encore un moyen de se faciliter la vie !

De tout cœur !

samedi 23 mai 2009

Denrée rare...


Extraordinaire à Dreux ! L’enrobé fait son apparition !!!
 

Grâce au ciel ou à je ne sais qui, mais ça fait drôle de rouler sur ce revêtement sans être secoué ! (Une rumeur dit que c’est parce qu’il va se dérouler une course cycliste et que les rues de Dreux étant en très mauvais état la course ne pouvait pas avoir lieu... Il est vrai qu’on pourrait faire un “Paris-Roubaix 2” à Dreux, mais je crois qu’avec le vrai Paris-Roubaix, par moment, les coureurs sont moins secoués....).
Bon, toujours est-il, depuis que l’on voit les rues rapiécées de partout, c’est bon de voir maintenant  l’avenue Sarrail, l’avenue du Général de Gaulle, la rue de Lambale, le chemin du Roi revêtus de cet habit tant attendu...

Mais, pourvu qu’il reste encore assez de matière pour les autres rues... comme la rue Doguereau, comme le haut du Bois Sabot qui d’ailleurs porte bien son nom car ça fait du bruit quand on est dessus, comme la rue de Rieuville, etc...
Oui, il était temps que l’on revienne sur terre, car nos rues sont loin d’être attrayantes...

Il est temps aussi que l’on aille sous terre... pour que tous les habitants de Dreux puissent bénéficier du tout à l’égout ! 50 % des  habitations n’en ont pas l’accès et pourtant tout le monde paie l’assainissement... Quand on voit qu’à Luray, avec M. Fillon comme maire, le tout à l’égout est installé! On me dira que la ville de Luray est moins étendue que Dreux, mais je ne crois pas que cela soit la bonne excuse.
Une pétition a été signée du côté de la place de Verdun il y a un ou deux ans. Monsieur le Maire de Dreux avait répondu à l’époque que le tout à l’égout serait installé en 2009 après la construction des nouvelles habitations remplaçant les immeubles détruits. On arrive bientôt à la moitié de l’année et, comme Sœur Anne, on ne voit rien venir.

Il serait judicieux que l’on nous informe de ce qu’il en est de ces promesses et si elles seront tenues.

Oui, il y a beaucoup de travaux entrepris dans le ville, ça bouge c’est le moins que l’on puisse dire. Mais il serait bien que nos élus sachent faire la part des choses dans les priorités. L’enrobé des rues en est une et le tout à l’égout en est une autre. Nous sommes quand même au XXIème siècle... C’est quand même impensable que ce dernier en soit à ce stade!

J’ai confiance dans l’avenir de Dreux, j’aime Dreux car j’y suis né il y a presque 67 ans, j’y vis depuis autant de temps...

Une inquiétude : que mes souhaits tombent dans le tout à l’égout déjà existant.

Alors, Monsieur le Maire de Dreux, avant que vous ne mettiez la “clef sous la porte”, que vous ne redonniez votre “tablier” (à moins que vous décidiez d’un nouveau mandat), je vote oui pour que nos rues deviennent des rues dignes de ce nom ; je vote oui pour le tout à l’égout pour tous...

En attendant, merci pour ce que vous avez fait pour Dreux, merci pour ce que vous faites et merci pour ce que vous ferez pour exaucer les souhaits des Drouais.

Vive Dreux !

samedi 2 mai 2009

C'était au temps...

Aujourd’hui 1er mai 2009

C’était au temps...

Quotidiennement, en lisant un journal local, les journalistes nous informent de faits divers qui reviennent, hélas, souvent : voitures, poubelles brûlées, vols en tous genres, agressions de personnes le plus souvent âgées ou handicapées (c’est plus facile !), viols en séries, etc... etc...
Tous ces faits divers me font repenser au temps rêvé où....

C’était au temps des “Yéyé”, c’était au temps où j’avais 18 ans à peine... c’était en 1960 !!!

Pratiquement tous les jours, à l’époque, je descendais en ville, comme disaient ceux qui habitaient le plateau Sud. Pour ce faire je possédais une mobylette grise, Pégase comme l’avait appelée ma seconde sœur, et la posais au pied du Beffroi, près des “pissotières pour hommes”... Jamais je ne lui ai mis un anti-vol...

J’allais au cinéma avec les “copains” (saput les colains... ils se reconnaîtront dans cette contrepétrie très en vogue à l’époque !), soit au “Celtic” avec son balcon, à l’“Eden” avec son ciel étoilé, à l’“Idéal” avec ses... films interdits aux moins de 16 ans...

Nous étions donc une “bande” (cinq au maximum) de copains et j’étais le plus... âgé ! Après avoir fait le choix du film, il arrivait que nous décidions d’aller à l’“Idéal” et au moment d’entrer dans la salle, comme je faisais jeune, je me présentais le premier, et le monsieur à l’entrée me demandait systématiquement ma carte d’identité... Ayant l’âge requis et mes copains faisant plus âgés mais n’ayant pas 16 ans, ceux-ci rentraient sans aucuns problèmes... après moi !

Je me souviens que l’âge des 16 ans atteint pour tous les copains, nous lui avions dévoilé notre stratagème... Il n’en revenait pas ! car il était très strict...

Mais c’était au temps... aussi où j’avais encore la mobylette...

Une seule fois, après l’avoir laissée au Beffroi, je suis revenu vers deux heures du matin la rechercher... Mais le pied du Beffroi était désert et la mobylette avait disparu... Il ne me restait plus qu’à remonter à pied vers la place de Verdun... J’ai décidé, avant de remonter, faire un petit tour dans la ville pour voir si je pouvais la retrouver... Bien m’en a pris : j’étais rue Porte Chartraine quand j’ai entendu un bruit de mobylette bien connu, “à fond la caisse” qui venait de la Grande-Rue et qui, heureusement, a pris la rue où je me trouvais... J’ai réussi tant bien que mal à arrêter celui qui l’avait empruntée... : un “clochard” du Vieux Pré  (comme on les appelait à l’époque). Il m’a juste demandé de ne pas porter plainte et qu’il voulait juste faire un tour... J’étais trop content de retrouver “Pégase”.
L’emprunteur est reparti encore plus vite que sur la mobylette...Il avait fait une chute avec et s’était égratigné les mains... Il ne me restait plus qu’à redresser le guidon... et je me suis toujours demandé comment il avait pu piloter l’engin avec le guidon en biais... Peut-être le voyait-il droit, lui !!! ? Bon, tout le monde était content, lui d’avoir fait un petit tour et moi d’avoir retrouvé “Pégase”... et de ne pas remonter à pied !

C’était au temps où... tout se terminait bien.

Après la mobylette, une voiture l’a remplacée... Une Simca 1000 gris métalisé, (encore du gris, et pourtant le soleil brillait le plus souvent dans notre cœur !)... Un soir, après le cinéma, en voulant la reprendre à l’endroit où je l’avais laissée, pour être précis : devant “Chez Georges”, le regretté Monsieur Apostolidès, patron du Relais, je monte donc dans le véhicule, mets le moteur en marche, clignotant, démarre... D’un seul coup j’entends une voix derrière : “Eh ! attends, je descends !...” C’était là aussi un “résident” du Vieux Pré qui s’était mis à l’abri sur le siège arrière, car il avait froid... Il n’avait rien saccagé et m’a dit qu’il avait fait beaucoup de voitures mais que la mienne lui plaisait...et qu’elle était ouverte !  (En voilà une belle pub pour vendre des Simca 1000, mais elles ne sont plus fabriquées !...).


C’était aussi au temps où... il y avait des kermesses... place de Verdun, et aussi au Chêne Saint-Louis... Je n’étais pas vieux mais je me souviens qu’au Chêne Saint-Louis, une de mes belles-sœurs avait participé à un concours de chant ; qu’un jeu était aussi organisé entre deux messieurs : celui qui fumerait sa cigarette le plus vite... Je ne sais si le gagnant avait droit à un paquet de Gauloises, mais une chose est sûre : ils avaient tous les deux la g... en feu... C’était aussi au temps... où le tabac avait plus que libre cours !!!

C’était aussi au temps, à mes 14 ans... Il ne fallait pas faire plus de cinq fautes à la dictée pour avoir son Certificat d’Etudes...
En ayant fait un peu plus, j’ai été obligé de refaire une année, et c’est la raison pour laquelle je n’ai commencé à travailler qu’en 1957, à quatorze ans et demi. A la dictée de me second passage, j’ai fait 0 faute...
Le paradoxe pour un gars pas trop fort en orthographe, j’ai été embauché à l’Imprimerie comme apprenti typographe... Cinq ans d’apprentissage. Comme je ne n’avais pas une grande stature, j’ai commencé à apprendre la “casse” (endroit où sont rangées les lettres en plomb... pour les non-initiés) sur une caisse en bois... Quel labeur (c’est le cas de le dire). J’ai commencé à 35 centimes de l’heure...Au bout d’un certain temps, je commençais à 7 heures, finissais à midi, reprenais à 13 h. 30 et finissais de nouveau à 18 h. 30... Parfois aussi de 20 heures à 23 heures... treize heures par jour... Le samedi jusqu’à 17 heures... Il est vrai que ce n’était pas les 35 heures... J’ai “épousé”  la retraite avec... plaisir, même si je quittais le boulot seul... juste avant le vote des 35 heures...
Au début, en 1957, après deux années de typographie, j’ai été dirigé sur la linotype, grosse machine qui était faite pour remplacer mécaniquement les petits caractères du typo... Ça a duré de 1959 à 1985 où l’informatique est arrivée... Stage chez Pigier pour apprendre le clavier et à Aunay-sous-Bois sur du matériel informatique allemand mais qui n’était pas compatible avec les autres... Ce qui m’a obligé d’apprendre une nouvelle fois un autre outil informatique et suis arrivé heureusement sur Apple, le Mac, l’outil professionnel le mieux adapté avec son XPress, son Photoshop, etc...
Que de transformations quand même en 45 années !...

Mais je ne peux oublier le marbre où se faisait la mise en pages que l’on bloquait dans des formes qui pesaient “une tonne”, lors du transport sur les machines à imprimer...
Il y avait aussi l’édito à composer en dernière minute avec la grosseur du caractère à choisir pour pouvoir loger ce texte dans l’endroit réservé... Si le corps du texte était trop gros, il fallait tout recommencer...
Les “bons à tirer”, ainsi que les corrections de dernière minute... Il y avait une chaude ambiance, des engueulades parfois, mais c’était encore humain et tout ce travail représentait beaucoup de personnes et donc du travail pour beaucoup...
Ce n’était pas comme avec l’informatique qui remplace beaucoup de monde, qui est beaucoup beaucoup moins pénible car tout se change automatiquement ! Le progrès a facilité beaucoup de choses mais, grâce - ou à cause - de ce progrès, il a supprimé beaucoup de postes... Il est vrai que si nous n’évoluions pas, c’est l’entreprise qui disparaissait... Pas facile tout ça !

Tous ces changements depuis mon apprentissage m’ont amené pratiquement à 45 années de travail dans la même boîte... C’était pourtant au temps où l’on pouvait demander son compte au patron quand ça n’allait plus et l’où on retrouvait du boulot le lendemain...
J’ai fini avec la médaille de Grand Or du Travail !.
Mais c’était au temps où l’on commençait à travailler très tôt ! C’est une autre histoire...

Pour en revenir au “c’était au temps”... où
les cars Citroën et Renault (le Transbeauce n’existait pas) partaient de la place Métézeau pour, entre autres, aller à Nonancourt, Saint-Rémy, Verneuil, etc... Avec les copains, nous nous donnions rendez-vous le vendredi soir quand les filles du collège technique attendaient les cars, devant le “Café de l’Epoque” comme on l’appelait jadis, et là nous “bavardions !”, entre autres aussi, avec elles jusqu’au moment du départ... Que de bons souvenirs !

Mais c’était au temps aussi où, le samedi entre autres jours, en Grande-Rue, malgré les voitures dans les deux sens, nous passions notre temps “à faire la Grande-Rue” (comme on disait) de l’Epoque au Relais et vice et versa, à faire le tour du bitume, à ne pas se soucier trop de l’avenir. Il y avait beaucoup de monde et c’était une voie incontournable pour se rencontrer. C’était une époque que je suis heureux d’avoir vécue... et où tout allait bien...

C’était au temps où...
Même des “Yéyé"  sont venus en 1965 je crois, un spectacle tous les soirs ou presque pendant une semaine... en concert comme on dit maintenant :
Les Chaussettes Noires (quel souvenir !), Richard Anthony (qui a fait faux bond, lui), Adamo (Place de la Bonde) qui regardait “Tomber la neige”, “Vous permettez, Monsieur...”, “Laisse mes mains sur tes hanches”, avec en première partie Maurice Fanon avec son succès “Le foulard de soie”, décédé depuis, ainsi que le bouillonnant Claude François (à la Salle des Fêtes) ; Enrico Macias avec “J’ai quitté mon pays” (place de Verdun si mes souvenirs sont bons).

Oui, c’était une très belle époque et je remercie presque le Ciel d’être né sous les bombes en 1942 (quoique s’il n’y en avait pas eu, cela aurait été beaucoup plus agréable... pour ma famille), pour pouvoir avoir pu vivre ces moments de ma belle jeunesse et qui perdurent encore aujourd’hui avec nos enfants qui ont été baignés dedans tout petits...
Tout cet écrit peut paraître (ou l’est) nostalgique ! mais j’ai confiance en l’avenir de Dreux et à Dreux d’abord et dans le monde ensuite (ou l’inverse car l’un ne va pas sans l’autre) !

Vive Dreux, le jour du 1er Mai, vivent ses habitants... Pour l’heure l’époque est bien sûr différente, et j’espère que les jeunes d’aujourd’hui connaîtront aussi le plaisir d’avoir dix huit ans à Dreux...en espérant en l’avenir... Il est vrai que c’est beaucoup moins facile qu’en 1960, mais il y a des portes entrouvertes et il faut les passer... et ne pas tout jeter... pas tout brûler... Beaucoup y arrivent avec persévérance... Pourquoi pas tous les jeunes ?
C’est mon souhait le plus fort !

C’était au temps d’“Age tendre et tête de bois”
et je vous salue bien bas !